
Nom du blog :
africaliberte
Description du blog :
Ce site est un blog pour la lutte pour la démocratie en cote d'ivoire et partout dans le monde.
Catégorie :
Blog Blogzine
Date de création :
09.02.2011
Dernière mise à jour :
04.09.2011
>> Toutes les rubriques <<
· Coups de gueule (13)
· Libre parole (12)
· Contributions (8)
· Poèsie (8)
· Focus sur l'actualité internationale (2)
Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or africaliberte
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
· Laurent Gbagbo Le boucher dédié à ma commune koumassi
· Calixte Beyala : Mercenaire ou prostituée de la plume ?
· Le génocide ivoirien sur le lit de l'ONU
· l'afro pessimisme
· La honte ou la mort, Gbagbo a choisi la honte.
· Les Africains et la démocratie: une fausse cohabitation
· Le peuple libyen ne réclame que sa liberté
· Laisse mon peuple s'en aller
· viens voir, si tu veux savoir
· La cleptocratie
· chant de resistance.
· Bienvenu mon enfant
· Le faux nationaliste, le faux panafricain.
· combattante, laisse moi te chanter
· Delogez le dictateur au visage marbré
oiseau opposition france homme afrique
Derniers commentairesenfin! une voix s'élève ,contre cette arrogante copieuse littéraire.
des écrivaines comme elle,on n'en a rie
Par Anthian, le 16.06.2011
j'ai un certificat d'etude primaire & elementaire (c.e.p.e.) en revolution populaire. je me bats personnelleme
Par sid , le 25.03.2011
puis-je mettre ceci sur mon mur facebook ? (avec votre accord) merci ! olivierhttp:// rockrevolution .centerbl
Par rockrevolution, le 03.03.2011
j'aime beaucoup !http://rockre volution.cente rblog.net
Par rockrevolution, le 03.03.2011
la joie de ce peuple d'ivoire serait: 1)que laurent gbagbo quitte le pouvoir 2)qu'il soit jugé devant la cpi
Par revolivoire, le 27.02.2011
Au cours des 30 premières années de leurs indépendances, les pays africains, dans l'ensemble, ont opté pour le parti unique. Ce choix, quoique sévèrement critiqué par les intellectuels et autres idéologues du continent, nous paraît aujourd'hui, au regard de toutes ces déconvenues que connait le continent, justifié. Oui, il nous fallait mobiliser les énergies, toutes les énergies productives du pays, pour la réalisation d'un grand rêve collectif: la construction d'Etats forts et, surtout, de nations viables, en faisant de la poussière d'ethnies qui constituait nos pays, un seul et même peuple visité et agi par un idéal de grande envergure. C'est à cette vision notre pays, sous l'éclairage de Félix Houphouët-Boigny, doit ses performances économiques et son sens du ''vivre ensemble'' qui firent sa légende. Oui, le parti unique, malgré ses tares, nous aura mis à l'abri des déchirements de grande ampleur que connait aujourd'hui le continent dans son ensemble. Les années 1990 nous ont appelés à un autre rendez-vous historique, au moment où les partis uniques semblaient s'essouffler par manque d'idées nouvelles pour les redynamiser: le multipartisme et ses promesses de démocratie. Le président Félix Houphouët-Boigny, en visionnaire, nous aura en vain prévenus: nos peuples, selon lui, n'étaient pas encore mûrs pour le multipartisme. Le sont-ils même aujourd'hui, 20 ans après ? On peut en douter…
Interviewé en juin 2008 par France 24, à Paris, Charles Konan Banny n'avait pas hésité à interpeller, à cette occasion, l'intelligentsia africaine et les classes politiques du continent sur notre incapacité ou notre refus apparent d'intégrer le multipartisme et la démocratie à nos comportements quotidiens. Aujourd'hui, je réalise qu'il avait de bonnes raisons de le faire: en effet, au cours de cette année-là (2008), Kibaki, au Kenya, venait de refuser le verdict des urnes en confisquant le pouvoir d'Etat, au mépris de la volonté du peuple; au Zimbabwe, Robert Mugabe en avait fait de même; au Niger, Tandja s'attelait à contourner les dispositions constitutionnelles pour conserver le pouvoir d'Etat, malgré les menaces de l'opposition et les appels à la raison de la Cédéao. On sait comment se sont terminées ces expériences dont la moins tragique a été celle du Niger ; et ce, grâce à un salutaire coup de force mené par des Officiers patriotes et avisés, qui a fait éviter au pays une révolte populaire qui aurait, inévitablement, débouché sur un bain de sang causé par l'Armée et les miliciens du régime - comme on en voit presque partout en Afrique, et comme le régime de Gbagbo nous donne la triste occasion d'en vivre, régulièrement. On peut donc, de manière avisée, se demander si les Africains veulent vraiment la démocratie. Question subséquente: s'ils la veulent, en ont-ils compris les enjeux et exigences ? Et s'ils les ont compris, sont-ils prêts à les appliquer ?
Mon avis sur ces questions est que les Africains ne veulent pas de la démocratie ou, du moins, ils ne veulent pas de la démocratie telle que conçue par l'Occident; c'est-à-dire, un système politique qui fonctionne sur le principe (admis par tous) de la soumission de la minorité à la décision de la majorité. Il découle de cette observation que les chefs d'Etat africains embouchent la trompette de la démocratie pour ''faire bien'' et paraître modernes aux yeux des Occidentaux, sans être véritablement acquis aux vertus de ce système qu'en réalité ils réprouvent du fond d'eux-mêmes.
Monarchistes ou royalistes, nous le sommes restés, du plus lointain de notre vision de la gestion de la cité, jusqu'à ces époques modernes. Le village n'a jamais cédé la place à la Cité, dans notre psyché. Dans leurs conceptions du pouvoir, Idi Amine, Mugabe, Kibaki, Mobutu, Hailé Sélassié, Bokassa, Moussa Traoré, Tandja, Dadis Camara et Gbagbo ne diffèrent guère du roi du Monomotapa ou de Chaka zulu ou d'un pharaon de l'Egypte ancienne, ou bien même d'un insolite chef d'un village africain de… 100 habitants: ce sont des êtres infaillibles, forts, très forts, inamovibles et cruels au besoin, n'hésitant pas à sacrifier des vies humaines pour leur propre avènement. Ce ne sont pas des chefs d'Etats, ni des citoyens, mais des demi-dieux, des êtres redoutables, prompts à transgresser la loi juridique et éthique, en s'adossant à la force militaire d'essence brutale et répressive, ou en abusant de la naïveté des masses populaires qu'ils manipulent à souhait. Telle est la vision politique qui alimente le cerveau de ces chefs africains et qui guide le comportement politique de l'ex-chef d'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo. Comme eux, Gbagbo est tout, sauf un démocrate; et c'est pourquoi, comme les autres chefs (d'Etat) africains, Gbagbo, aime tant le régime de type présidentialiste: il donne plein pouvoir, tous les pouvoirs, au chef ! Le résultat donne des dictateurs, des tyrans au pire des cas, des dirigeants assoiffés de pouvoir, des antidémocrates, des chefs qui méprisent leurs peuples et les briment avec, très souvent, le silence des autres Etats africains alentour, ou/et avec la complicité de quelques politiciens véreux d'Occident grassement payés sur les fonds publics générés par le contribuable africain...
Charles Konan Banny avait noté un fait, loin d'être anodin, au cours de cette interview: c'est surtout au sein de la deuxième génération de chefs d'Etats africains que nous enregistrons ce type de comportements antidémocratiques - le refus de respecter la loi, de se soumettre au verdict des urnes, en usant, pour se maintenir au pouvoir (contre la volonté du peuple), de l'Institution militaire que l'on a pris soin d'instrumentaliser en lui ôtant tout caractère républicain. Et Laurent Gbagbo appartient à cette catégorie de chefs d'Etat africains. Les études universitaires qu'il a faites en… France (cette France qui l'a formé et qui a abrité son exil) nous avaient amenés à croire qu'il avait été acquis aux vertus de la démocratie. A l'expérience du pouvoir, l'homme s'est avéré antidémocrate, dictateur à la limite de la tyrannie. En dix années d'exercice de l'Exécutif, il s'est signalé outre son incapacité à conduire les affaires de l'Etat, par une culture intolérable de la violence et du mépris de la vie humaine; par une altération sinon une déstructuration de l'embryon de nation que nous étions en train de constituer au bout de quatre décennies d'efforts de construction nationale.
C'est le lieu pour moi d'interpeller tous ces gens en armes (sont-ils réellement des éléments des Forces de défense et de Sécurité nationale ?) qui massacrent nos populations pour la survie du régime de M. Gbagbo, sous le prétexte de la défense de la République. Le Monde d'aujourd'hui est une maison de verre où tout se sait (par la presse), se voit (par les satellites et les caméras dissimulés), se constate (par la présence de nombreux espions et observateurs dans les Etats).
Chaque crime que vous commettez est enregistré, comptabilisé et mis sur le compte des violations des droits de l'homme, à la Cour pénale internationale. Aucun crime, je dis bien, aucun, ne restera impuni. Vous serez tous jugés demain, exécuteurs aussi bien que commanditaires, pour tous ces assassinats. Je vous demande donc de mettre fin, pendant qu'il est encore temps de le faire, à cette effroyable tradition du crime que vous avez instaurée et qui ruine le pays. Chaque famille endeuillée est une poudrière de haine et de vengeance qu'il sera difficile d'éteindre, demain.